Portraits du paysage – 12.03.2017

Au Mexique, les médias ne manquent pas de piquant…

Me voilà depuis 10 jours à Mexico City, dans un pays dont je ne connaissais que les codes basiques à mon arrivée. En tentant de comprendre l’ébullition médiatique autour, j’ai eu la sensation de tout devoir reprendre à zéro.

Les vendeurs de journaux sont très nombreux dans la rue, aux arrêts de transports publics etc.

 

Il existe, dans la capitale, comme dans les régions, une quantité énorme de titres de presse. Ces publications qui paraissent six, voire sept jours sur sept n’ont paradoxalement que peu de lecteurs. Du plus sensationnaliste au plus sérieux, on trouve de tout. Certains d’entre eux sont volumineux en termes de page et requièrent beaucoup de temps pour en lire l’intégralité. A cela s’ajoute la multitude de chaines radio et télé. Souvent les porte-voix des formations politiques les plus importantes (PRI, PAN ou PRD), il est par ailleurs nécessaire de s’intéresser à ces questions pour bien saisir les enjeux.

La plupart des journalistes sont mal payés (environ 500.- par mois, ce qui est très proche du salaire médian). Ils travaillent cependant beaucoup. La production est effrénée pour les médias dédiés à l’actualité. Plusieurs d’entre eux proposent des matinales de 4 heures, assumées par une personne. (Qui est par contre, elle, mieux payée et entourée d’une équipe qui travaille dans l’ombre).

On retrouve une cohabitation entre médias privés et publics. Les premiers sont réunis en groupes parfois énormes et internationaux (à l’image de Televisa qui produit du contenu pour plus de 50 pays) ou plus modestes. Leurs liens avec le pouvoir sont évidents. Ce dernier gère ces relations notamment via l’attribution de concessions et de la publicité gouvernementale rapportant un revenu non négligeable aux différents médias.
Les publics (radio et télévision) quant à eux, sont assez logiquement acquis à la cause des dirigeants.
Reste une poignée de « nouveaux médias », se réclamant indépendants et créés par des journalistes n’ayant trouvé que cette voie-là pour enfin prétendre à davantage de liberté d’expression.

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Le tout dans un climat politique, social et économique explosif depuis quelques mois, marqué par l’inflation, l’augmentation des violences dans diverses régions du pays et la complication des relations avec les Etats-Unis. Les news tombent sans cesse, déclinées dans une multitude de thématiques.

S’intéresser à toutes ces questions, une activité à la fois inspirante et aspirante…

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